Depuis le début de ce blog, vous apprenez à me connaître avec des images, des photos de moi et de mon entourage. Mais me connaissez vous vraiment ? Connaissez vous mon histoire ? Alors pour ceux que ça intéresse, je vous invite à lire la suite...
J'ai grandi à Arques, avec mes parents et ma petite s½ur Caroline, dans une petite maison rue d'Avignon pour ceux qui connaisse. Je suis allez à l'école St Martin-Ste Thérèse durant la maternelle et le primaire, j'étais une petite fille modèle à l'école et j'ai même eu la chance de passer une classe. A la maison, j'étais plutôt un petit démon, j'étais très chiante, et y paraît que c'est toujours le cas...
Mais le bonheur ne dure jamais, très jeune, j'ai perdu mon grand père paternel, René, décédé d'un arrêt cardiaque, je ne peux pas dire que j'eu énormément de peine, à l'époque j'étais trop petite pour comprendre et aujourd'hui j'ai très peu de souvenirs. Mais malheureusement, ce fût le début d'une période très difficile. Par la suite je vécu la perte de mon chien, un berger allemand nommé Floyd, ça peut faire sourire, mais quand on est enfant et qu'on perd son chien, cela fait beaucoup de peine.
Après cela, je pensais que rien de pire ne pouvait m'arriver. Je n'étais pas au bout de mes surprises. Un jour, au mois de février 1995, ma mère nous mis, moi et ma s½ur, chez ma grand-mère, jusque là, rien d'alarmant, nous avions l'habitude d'aller chez mamie pour la journée. Seulement au soir quand elle est venue nous rechercher, j'ai vu que quelque chose de pas normale venait de se produire. En effet, nous ne sommes pas rentré à la maison, mais dans un appartement au square Marcel Pagnol à Arques. Je ne comprenais pas pourquoi nous étions là. On ne m'avait rien dit, rien laisser voir. Et lorsque je fis le tour et que je vis tous nos meubles, mon lit, j'ai compris. J'attendais après papa, et ne le voyant pas venir, j'interrogeai ma mère, qui me répondit qu'on ne vivrait plus avec papa.
J'étais complètement déboussolée, perdue, pourquoi on ne m'avait rien dit...
J'appris à vivre ainsi, à faire des sacs tous les 2semaines pour aller voir papa, à voir maman ressortir en boîte, mon père draguer des femmes en ramener à la maison et idem avec ma mère, c'est vraiment une époque de ma vie que je voudrais oublier.
Puis lorsque j'étais en cm2, l'école nous avait organisé un voyage de classe à la montagne, à Contamine Montjoie dans les Alpes, j'y étais avec ma meilleure amie Justine Lion, je garde de très bons souvenirs de mes premiers moments sur des skis. Dans ma classe, il y avait Théophile Durand, oui le petit fils de Mr Durand, qui à fondé la cristallerie d'Arques. Théophile était venu avec nous en classe de neige, sauf que lui il y restait une semaine de plus avec ses parents. Malheureusement il lui arriva un grave accident, alors qu'il faisait de la luge avec son cousin, il glissa sur la route et passa sous un chasse neige, cela lui fût fatal. Ainsi la semaine suivante, j'assistais à mon premier enterrement, celui d'un de mes camarades et je peux vous dire que quand à 9ans, vous enterré un de vos amis, cela vous reste toute la vie.
Rentrée en 6ème, je me suis retrouvée au collège Notre Dame se Sion à St Omer, mais je ne suis restée là qu'un an, maman vivant seule avec nous, c'était devenu trop chère, alors en 5ème, je suis arrivée au collège Pierre Mendès France à Arques, je me suis fait, là bas, beaucoup d'amis. J'ai même encore des contacts avec certains comme Alexandra Rezenthel, Cyril Blary et Séverine Hamont. Mes années collèges ne furent pas difficiles, au contraire, j'ai passer plus de temps à m'amuser comme beaucoup je pense...
Mais le sort me rattrapa, je perdis ensuite ma grand-mère paternelle, Ginette, décédée d'un infarctus, puis quelques mois plus tard mon cousin, Anthony, se pendait dans ses escaliers. J'ai vraiment eu du mal à surmonter tout cela. Mon père me présenta sa copine, que je n'ai jamais aimée d'ailleurs !!! Et ma mère se remaria avec Eric, que j'ai appris a aimé et aujourd'hui je le considère vraiment comme un membre de ma famille, il est mon deuxième père en quelque sorte.
Ma vie amoureuse ne fut pas fameuse, arrivé au lycée Alexandre Ribot à St Omer, il m'arriva quelques belles histoires, mais rien comparable à ce que je vis avec Manu. J'ai passé mon bac littéraire, puis je suis partie à la fac à Dunkerque en Deug puis en Licence de lettres modernes.
Parallèlement, je vécu encore la perte de deux être chères. Tout d'abord, mon oncle, Dominique, c'est moi qui l'ai découvert. Nous étions parti lui rendre visite avec mon père et ma s½ur. De dehors on voyait la lumière, et je me verrais toujours dire à mon père, c'est bien au moins il est là. Je suis arrivée à la porte d'entrée et comme d'hab, elle était ouverte, seulement quand j'ai ouvert la porte, je le vis là devant moi, assis contre le mur du couloir, son dentier à terre et le téléphone tombé entre ses jambes. Je n'oublierais jamais cette image, je me suis retournée sur mon père qui faisait descendre ma s½ur de la voiture et je l'ai crié de toutes mes forces de venir, de se dépêcher. Il est arrivé ma demandé d'aller avec ma s½ur dehors pour calmer le chien qui hurler à la mort. Pendant ce temps les pompiers sont arrivés et le médecin de famille pour déclaré le décès. Aujourd'hui, je vis dans cette maison et quand j'ouvre la porte, il m'arrive encore de revoir cette image.
Et comme quand il arrive quelque chose, cela n'arrive jamais tout seul, on appris que mon grand père maternel, Paul, avait un cancer des poumons et qu'il était trop tard pour que les médecins puissent faire quelque chose. Il a vécu quelque temps avec sa maladie sans qu'elle évolue, et d'un seul coup en quelque mois de temps il s'est retrouvé à l'hôpital sous cortisone, et j'ai du aller le voir pour lui dire au revoir car il savait que ça allait être la fin, ça fait bizarre de dire adieu à quelqu'un que vous aimé, vous n'avait pas envie de croire que vous ne le reverrait plus, et pourtant... Mon grand père réclamait souvent après mon père car depuis que mes parents étaient divorcés, il ne l'avait pas revu. Alors j'ai dit à mon père qu'il devait y allait car il n'en avait plus pour longtemps. On aurait dit qu'il attendait sa visite. Il était très heureux d'avoir revu papa, et ce fut la dernière personne qui le vit vivant, comme s'il l'attendait pour partir. Je mis du temps avant de retourner au cimetière, je refusais de lui dire au revoir.
Pour un peu plus de gaieté, je fis la rencontre de mon prince charmant, l'homme de ma vie. Oui c'est bien de Manu que je vous parle. Nous nous sommes connu au café de mon oncle à Wismes, il sortait d'une histoire compliquée et moi j'étais dans ma phase, je m'amuse et rien d'autre. Mais je suis tombé sous le charme le 26décembre 2003, évidemment nous avons eu des hauts et des bas, nous nous sommes séparés et retrouvés, je ne donne pas plus de détails pour ceux qui me connaissent, vous savez la suite. Aujourd'hui nous parlons de vivre ensemble, d'avoir notre chez nous, et de fonder une famille, nous sommes très heureux et j'espère que cela va durer encore longtemps.
Récemment, j'ai encore perdu un oncle, Yannick, et je sais pas pourquoi mais j'ai eu le sentiment de lassitude, comme si je m'habituer à cela. Je sais, je devrais pas le dire, ni mêle le pensais, mais c'est le sentiment qui m'a traversé. Et pour continuer, ma grand-mère, Gabrielle, la seule qui me reste, à fais un malaise, il y a quelque temps, et c'est retrouvé à Helfaut. Aujourd'hui elle va bien mais ce n'est plus ce que c'était alors je m'occupe d'elle.
Je pense que ma vie prend un nouveau tournent, l'heure pour moi de prendre un nouveau départ, je vais reprendre l'école, m'investir dans ma vie avec Manu et continuer de passer du temps avec ma famille et mes amis. D'ailleurs je voudrais dire merci à Jenny et Amélie et ma couz d'amour, qui ont étaient là pour moi quand j'avais des doutes et quand ça n'allait pas et à tous mes amis pour être toujours là malgré mon sale caractère et mes réflexions pas toujours agréable à entendre.
Ps : Toi qui à eu le courage de lire ce texte jusqu'au bout, je te félicite !!!
Je ne demande aucune compassion ni pitié si tu as été ému, seulement un peu de compréhension si parfois je n'écoute pas, si je suis ailleurs ou si tout simplement je ne vais pas bien.
Je ne demande pas plus d'attention, ce texte était pour que vous me connaissiez mieux, tout ce qui est dit est vrai. Et même si tout cela fais beaucoup de mal, j'en suis ressortie plus forte.
Maud